Le syndrome du barman

Rappelle-toi.

Dans tous les films dramatique où le héros ou l’héroïne part à la dérive, il s’effondre sur un bar en racontant sa vie à un barman impavide qui essuie les verres en faisant « hmmm, hmmm, oui ».

Et finit par lui dire « tu sais mon gars, à ta place, je lui dirais que tu l’aimes à cette fille ».

Sur quoi le type sort du bar en courant et part se jeter au pieds de la fille ou se tirer une balle dans la tête en fonction de l’humeur du réalisateur.

Dans la vraie vie aussi, cette situation existe.

Si tu n’as pas de barman sous la main, il arrive que tu racontes ta vie à un(e) parfait(e) inconnu(e) sans trop savoir pourquoi, alors que tu n’arrives pas à évoquer certains sujets avec des intimes.

Je fais partie de cette catégorie de gens qui va plus volontiers se confier à sa manucure, son livreur de pizzas ou la boulangère qu’à des proches.

Paradoxalement, je trouve assez difficile même de partager mes soucis avec mes intimes.

Qui me trouvent parfois quasi-mutique alors que je suis volubile avec des gens de la sphère extérieure.

Je me suis souvent demandé pourquoi je pratiquais cette analyse au petit pied avec le premier étranger venu plutôt que de me confier à ma famille ou à mes amis qui seraient pourtant beaucoup plus à même de me donner des conseils avisés ou de remonter un moral défaillant.

Voire à étaler mes soucis sur des gens qui finalement n’en ont strictement rien à faire.

C’est justement et précisément parce qu’ils n’en en ont strictement rien à faire.

C’est pile-poil le principe de la psychanalyse.

Tu racontes tes tourments à quelqu’un de détaché et non orienté.

L’inconnu à qui tu te confies ne se sentiras pas non plus remis en question par tes confidences.

Ni obligé de donner son avis ou de prendre parti.

Eventuellement il pourra te donner un conseil judicieux et non émotionnellement impliqué.

Tes confidences te coûteront juste le prix d’un cocktail, d’un brushing ou d’une baguette de pain.

Même si le conseil d’une coiffeuse se limite parfois à « oh vous savez, moi quand ça va pas, je prend un bon bain moussant, et je lis un bouquin de Marc Lévy, ça me détend, mais ça me détend… »

C’est totalement vrai.

Un bouquin de Marc Lévy détend et renforce ta confiance en toi-même, tu te sens INTELLIGENT après l’avoir refermé.

En bonus,  tu n’est même pas obligé(e) de subir un quelconque jugement de valeur qu’il soit positif ou négatif ou de payer ta séance de psychanalyse.

Et s’il y a bien quelque chose que je déteste c’est le jugement de valeur ou qu’on me dise « tu devrais faire ça ».

Je veux m’étaler mais qu’on ne me dise SURTOUT pas ce que je dois faire.

Ceci dit, il faudrait quand même un jour que j’apprenne à me confier à mes proches, ça me couterait ENCORE moins cher, même pas besoin de payer ni un cocktail, ni un brushing.

Il me reste néanmoins une question sans réponse :

A qui vont se confier les barmen, manucures, boulangers et livreurs de pizzas ?

 

shiningbarscene.jpg

Et si le barman est psychopathe, il se passe quoi ?

La nostalgie de San Francisco

Le meuri est un gars formidable.

C’est la personne la plus organisée de l’univers of the world.

La preuve il m’a récupéré de je ne sais quel ex-ordinateur mes photos de San Francisco prises lors de mon voyage sur place en 2006.

Presque 7 ans.

Tous les ans je me suis dit « j’y retourne », tous les ans il y a toujours eu autre chose à faire.

Ou un budget vacances réduit SOUS PRETEXTE QU’IL FAUT FINANCER les études des enfants.

QUI mais QUI a décrété qu’il fallait financer les études de sa progéniture d’ABORD ?

Je veux un nom. Il va passer un sale quart d’heure.

J’en pleurerais de regarder ces photos, tiens pas trop moches pour une fois.

Et puis non, au lieu de pleurer, je me dis que c’est trop bête. Je vais y repartir.

Quitte à cramer mon PEL, à convoyer de la drogue, à visser des boulons en usine, ou a faire des strip-teases dans une boite louche.

(ceci dit vu mon âge je ne suis pas certaine d’être payée très cher pour cette dernière prestation, ou alors on me rémunèrera plutôt pour que j’arrête)

A ma prochaine rentrée de sous, je prends un billet direct et je me loue une maison bleue accrochée à colline.

Très égoïstement, tant pis pour les autres.

J’ai trop envie de revoir …. CA

IMAG0838.JPG

IMAG0840.JPG

IMAG0847.JPG

IMAG0848.JPG

IMAG0856.JPG

IMAG0862.JPG

IMAG0867.JPG

IMAG0870.JPG

IMAG0873.JPG

IMAG0874.JPG

IMAG0866.JPG

IMAG0875.JPG

IMAG0881.JPG

IMAG0879.JPG

san francisco,voyage,usa

san francisco,voyage,usa

san francisco,voyage,usa

san francisco,voyage,usa

san francisco,voyage,usa

san francisco,voyage,usa

san francisco,voyage,usa

IMAG0920.JPG

IMAG0919.JPG

IMAG0905.JPG

IMAG0869.JPG

IMAG0882.JPG

IMAG0885.JPG

voyage,san francisco

IMAG0894.JPG

IMAG0895.JPG

IMAG0898.JPG

IMAG0903.JPG

IMAG0904.JPG

IMAG0921.JPG

IMAG0918.JPG