Week-end Tchèque (sans provisions) à Prague

L’atmosphère d’un week-end Praguois où nous étions pour un prix totalement indécent de bassesse par la grâce des comités d’entreprise et de notre coup de chance.

Et  où nous avons sillonné la ville le nez en l’air, sans rien préparer, au hasard du beau temps et de notre inspiration…

 

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Un ensemble unique de maisons art nouveau ou baroques et colorées..

Le monument emblématique de la ville : Le Pont Charles reliant les deux parties de la vieille ville.

L’entrée

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Une des statues ornant le pont

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Oui, évidemment c’est pas léger-léger..

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 Les Praguois à l’annonce de mon arrivée…

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La sortie du pont avec le meuri de dos…

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La petite Venise à côté du pont

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Une vue plus large

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La vieille ville haute avec le palais royal et sa cathédrale

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Si tu aimes le baroque’n roll, Prague est faite pour toi..

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 Si tu aimes les maisons bizarres aussi…

La place de la vieille ville (Staromestske Namesti)

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Avec la tour astronomique et son horloge… astronomique qui fait coucou toutes les heures

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Et dont l’architecte s’appelle Pietr Hanus, pour la petite histoire… (à prononcer à haute voix)

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Le vieux cimetière juif dont les origines remontent au XVème siècle.  Avant la guerre de 40-45 20% de la population était juive. Aujourd’hui à peine 1 %

Les porches Praguois sont assez monumentaux !

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 La ballade sur le fleuve te permet de découvrir la ville d’un autre point de vue.

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La ville haute vue du fleuve…

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Un des anciens magasins généraux de la ville

 

 

Quelques (petits) renseignements pratiques : Prague est une des villes idéales pour un week-end. Située à 1h30 de Paris (je pense qu’il doit y avoir des vols directs des grandes villes de province) , elle est (relativement) petite et son centre historique se fait très facilement à pieds. Elle est bien desservie par un réseau de trams, de bus et 3 lignes de métro très pratiques, rapides et bon marché.

 

Ne faites pas comme moi, si tu comptes marcher beaucoup, prévois de bonnes chaussures ! Toutes les rues sont pavées et le pavé ça use, ça use… Surtout dans la ville haute, adossée à une colline, où les rues sont très pentues.. Et surtout si, malheureusement, il pleut. Le pavé ça glisse !

Malgré le réchauffement climatique, l’hiver reste quand même assez rude et il peut faire froid jusqu’en avril. La meilleure saison pour avoir un temps plus clément c’est entre mai et octobre.

Question finances, c’est une destination encore relativement économique : tu peux dormir, manger et te déplacer pour des sommes très raisonnables !

Comme dans toutes les villes touristiques tu peux prendre des forfaits pour plusieurs visites à l’avance. Ce qui évite les queues dans les monuments les plus connus. Car il y a vraiment beaucoup de monde par endroit. Les visites c’est bien, mais si comme dans notre cas, vous avez de la chance et il fait beau, le plus agréable c’est de flâner dans les rues le nez au vent en admirant ce superbe ensemble architectural !

 

Une bonne adresse et notre coup de coeur restau : le Campanulla. Pas tant pour la nourriture, très correcte pour un prix modique mais pas exceptionnelle, que pour le cadre. Au calme à 200 mètres de la rue principale qui monte à la citadelle, le restau se situe dans le jardin d’un superbe hôtel particulier. Un havre de paix pour une pause dans votre journée de visite ! Le site ICI

 

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Si j’existe, si j’existe, c’est d’être fan…

Comme beaucoup de gens sur cette petite planète bleue, j’ai eu ma période ado-groupie pour des guitaristes chwelus qui secouaient la tête en jouant/ acteurs au physique avantageux/ sportifs suédois à bandeau frontal/ et à peu près toute personne testostéronée à tablettes de chocolat avantageuses.

Pour cette dernière catégorie, il n’est d’ailleurs pas certain que la période ado-groupie soit totalement terminée.

Mais, s’il m’est donc arrivé de collectionner quelques photos, disques ou de me ruer pour obtenir une place de concert, la fanitude totale est un aspect du comportement humain qui me laisse pour le moins perplexe.

Attendre des heures sous la pluie et dans le froid pour apercevoir un bout de bras de son idole, collectionner les objets dérivés, assister à tous les concerts d’une tournée, vivre à travers l’objet de son adoration sont des attitudes totalement conceptuelles dont j’ai du mal à saisir exactement le but.

Et le fan qui guête le moindre signe, le moindre mouvement, le moindre objet touché par l’objet de son adoration en espérant rien ou quasiment rien en retour, un vrai objet de curiosité.

Qu’une minette de 13/14 ans hurle à un concert de Justin Bieber et collectionne ses posters, passe encore.

A priori à 16/17 si elle suit un cheminement psychologique classique, elle devrait avoir décroché ses posters, complètement oublié le blondinet à mêche,  et repris une activité normale.

Mais qu’une personne de plus de 15 ans et demi hurle à un concert de Mylène Farmer, attende des heures sous la pluie pour voir Lady Gaga, parte en pélerinage sur les traces de JC Vandamme (si, si), se tatoue le portrait de Frédéric François sur le bras (re-si, si)  ou organise une messe hommage à Michael Jackson, sans parler des Beliebers qui se sont rasés la tête parce qu’ils croyaient à tort que Justin avait un cancer, c’est quand même assez curieux. Pour le moins.

La pointe extrême de cette attitude étant atteinte par les fans-sosies qui se diluent complètement dans leur idole en essayant de lui ressembler le plus possible et en gommant leur propre personnalité.

Un immense point d’interrogation à leur égard est la seule chose qui me venait à l’esprit en regardant le week-end dernier un reportage sur ces fans hardcore.

Bien sur, ce genre de sujet est largement monté pour tourner en ridicule les pauvres gens qui y figurent.

Néanmoins je m’interroge sur les ressorts psychologiques qui motivent une adoration inconditionnelle au point de s’oublier soi-même.

Un manque de confiance en soi ? Un vide affectif ? Une vie jugée inintéressante ? Un besoin mystique de croire à quelque chose de supérieur ? Un report d’affection vers une personne inaccessible pour éviter de s’engager dans une vraie relation affective ou amoureuse ?

Je peux admirer quelqu’un mais pas au point de lui vouer un culte sans aucun questionnement. J’ai un esprit critique trop chevillé au corps pour le faire.

Figure de pure rhétorique même si tu me mettais au hasard, disons… Fassbender devant le nez, après avoir perdu les pédales pendant environ 5 minutes, m’être couverte de ridicule en bafouillant strictement n’importe quoi, lui avoir écrasé les pieds et renversé ma coupe de champagne dessus (ce qui m’arrive généralement dans ce genre de situation)  le côté pragmatique et moqueur (voire cynique, je le concède) de mon cerveau se reveillerait en me chuchotant « hey, t’as vu, il a une coquetterie dans l’oeil et il est mal habillé, en fait » « en plus dans son dernier film, rappelle-toi il jouait comme une buse ».

Et pour l’avoir vécu à plusieurs reprises, je t’assure qu’il vaut parfois mieux ne pas voir de trop près une jolie image de papier glacé ou de clip vidéo.

Rares sont ceux qui sont à la hauteur du fantasme qu’ils incarnent.

Car finalement fan et fantôme ont le même commencement. Le fan court après un fantôme, une créature mythique et illusoire qu’il se crée lui-même, qui n’a aucune réalité mais qui le conforte dans un monde irréel où il se réfugie pour échapper à une réalité qui ne lui plait pas.

Ca vaut ce que ça vaut comme explication psychologique.

Il vaut encore mieux être fan de soi-même.

Tu seras peut-être égocentrique et mégalomane mais au moins jamais déconnecté(e) de la vie.

Ni déçu(e).

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