Rio, eu chega

Comme tout le monde j’ai ma petite liste de trucs à faire avant de mourir.

Grosso modo elle consiste à

  • être maître du monde,
  • avoir une photo de moi convenable,
  • tuer deux/trois ennemis mortels,
  • passer les fêtes de fin d’année dans un coin du monde où il n’y a pas de fêtes de fin d’année,
  • faire un « au revoir président » cataclysmique,
  • avoir une dizaine de chats,
  • passer mon permis de conduire (et oui, je suis handicapée AUSSI sur ce plan),
  • boire des thés rares et chers 
  • et surtout voir le plus de pays possibles avant qu’on me pousse dans une chaise roulante et que j’appelle mes fils « messieurs ».

Il y a déjà quelques rêves de cette liste que je n’ai pas listés car ils sont réalisés, parfois à force de persévérance, parfois par chance ou hasard.

Celui qui va venir, je le classerais dans la catégorie « coup de bol » .

Dans ma liste de destinations de rêve, figurait en bonne place le Brésil. Pourquoi ? Aucune idée, j’avais envie de voir, c’est tout.

Il y a toujours des endroits qui t’attirent plus que d’autres sans que tu parviennes vraiment à expliquer pourquoi.

Par la magie des internets et des rencontres que tu peux y faire, un jour une bonne fée carioca (enfin presque) m’a dit « viens ».

Je lui ai bien demandé si elle mesurait l’insanité de sa proposition, elle a, l’inconsciente, confirmé.

Alors je vais venir.

J’ai mon billet, j’ai mon passeport, je prends un maillot de bain, mes lunettes de soleil, un paréo, mes boubous Sénégalais pour frimer sur place et je pars.

J’ai cramé mon PEL, un genou en sucette, des ennuis comme tout le monde mais tant pis.

J’y serai allée quand même,  interdite bancaire et  une jambe en moins s’il avait fallu.

Les ennuis attendront mon retour.

J’ai plus de temps derrière moi que devant et ce temps, il file vite. Je ne sais pas de quoi demain sera fait, donc je fais tant que je peux.

Je pense que je pars dans de bonnes, de très bonnes conditions, à moins que mon hôtesse en ai rapidement assez et m’abandonne à un gang de trafiquants de drogue dans une favela.

Bon, au pire, j’apprendrais à tirer au pistolet et j’aurais de grosses chaînes en or.

En attendant le christ du Corcovado m’ouvre les bras.

Et même si je ne suis pas chrétienne, tu vois, là tout de suite, j’ai une furieuse envie de m’y blottir.

 

Corcovado Rio, Redentor, Jesusstatue - Rio

 (sinon pour le titre, pardon pour la traduction approximative, je n’ai pas encore commencé mes cours de Portugais….)

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mondesdesa1

Billet à vocation comique et portnawak. A vocation j’ai dit, pas certaine qu’il le soit vraiment. Ces derniers jours m’ont conduit à la quasi overdose de noms se terminant par « A » A tel point point que j’ai eu la tentation … Continue reading