Je vais danser

Même sans technique, même sans grâce, même sans rythme, je vais danser.

Jusqu’au bout, quitte à user mes forces, mes muscles, à finir d’user mes articulations, je danserai jusqu’à l’épuisement.

Parce que c’est mon souffle, ce qui me fait tenir debout, regarder droit, affronter ce qui m’attend, résister, je vais danser encore, encore et encore.

Parce que c’est le moment précis où je disparais, je n’existe plus, je tue le serpent, j’entre en transe et j’embrasse l’univers.

Le moment où je me fous de ce que les gens peuvent dire, penser, les gens n’existent plus, ils ne me jugent plus, il sont juste des particules qui flottent en rythme.

Le rythme, le tempo, mes pieds, mes bras, c’est tout ce qui compte.

Jusqu’à la douleur je continue.

 

Je vais danser.