Concerts en mode majeur

J’ai acheté mon billet, trépigné, barré les jours, re-trépigné, re-barré les jours jusqu’au jour J.

Ou plutôt le jour R comme Royal Blood mon groupe fétiche de 2014-2015 depuis la sortie de leur premier album éponyme (si tu ne sais pas ce que veux dire éponyme, va te culturer un poil).

Album qui passe en boucle dans mes oreillettes depuis lors. Du rock binaire pur et dur réduit au minimum syndical : une basse saturée au maximum utilisée comme une guitare (ce qui donne leur son très particulier) et une batterie.

Depuis le duo originaire de Brighton ne cesse de monter en puissance, enchaînant les tournées et les passages dans des festivals. Et raflant le Brit Award du meilleur groupe il y a peu.

J’avais eu de la chance de pouvoir les voir envoyer quelques titres au festival des Inrocks à la rentrée, écrasant au passage de leur mur de son tous les groupes programmés le même soir.

Mais comme tous les toxicomanes, je voulais une dose plus forte.

Et de fait, je l’ai eue, ma dose.

A l’Olympia, pour le seul concert parisien programmé.

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Je me suis félicitée d’avoir acheté mon billet au balcon bien à l’avance, car la salle était blindée du sol au plafond d’une part et la fosse s’est transformée en corrida totale aux premiers accords plaqués par Mike Kerr sur sa basse.

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J’ai encore la jambe alerte mais pour le pogo avec les jeunes, faut quand même pas pousser mamie dans les amplis.

Une heure et quart d’adrénaline pure avec en final Ben Thatcher, le batteur, debout sur les barrières de sécurité devant la scène et agrippé par une grappe humaine en délire.

Bref, le bonheur.

Seuls petits regrets, une première partie longue et totalement ennuyeuse avec un groupe du nom de Mini Mansions qui fait du eighties revisité et indigeste ; un concert, lui,  un peu court avec les seuls titres de l’album de Royal Blood. Il auraient pu faire quelques reprises en plus. Comme « Roxane » de Police par exemple, dont il avaient fait une version binaire lors d’un show télé.

Et pas de rappel. Après les dernières notes, la foule s’est dirigée vers la sortie comme un seul homme sans essayer de les retenir.

De mon temps, tant que l’artiste avait encore du jus, on ne le laissait pas partir comme ça.

Cette génération Y, rien à en tirer.

Sinon, j’en profite pour passer un petit message personnel : Ben Thatcher, je t’épouse, toi, ton flegme invariable, tes tee-shirts informes, ta casquette, ta barbe rousse et ton beat de boucher sous amphétamines. On adoptera des chats et je te ferai la cuisine. Je laisse le beau gosse à la basse aux autres, je préfère les rude boys de toutes manières.

En plus, tu le sais, c’est toujours le batteur qui ramasse les filles à la fin. Le guitariste est trop occupé à se regarder dans la glace.

IMG_1214(L’amour avec un grand H)

Texas, la divine surprise

Au détour de twitter, je tombe sur une annonce pour l’enregistrement d’un concert de Texas pour l’émission Alcaline au Trianon, à Paris, un vendredi après-midi.

Etant en congés, je saute sur l’occasion pour une fois et reçois le précieux sésame. J’y vais donc avec mon binôme un peu dubitative, en pensant que le groupe mené par Sharleen Spiteri va nous faire un genre de showcase de 5 ou 6 chansons avant de repartir et qu’ils ont quand même un âge certain. Voire un style un peu daté.

J’ai eu tout faux.

D’abord Sharleen c’est LA taulière. A presque 50 ans et après 25 ans de carrière (ce qui est déjà très respectable par les temps qui courent), la voix puissante est toujours là, la maîtrise de la guitare aussi, la pêche sur scène impressionnante et surtout, la dame dégage une sacrée aura de sympathie et de générosité, plaisantant avec un public de fans avertis et n’hésitant pas à prendre leurs téléphones pour leur offrir des selfies sur scène.

Nous avons eu droit à 1 h 30 de concert AVEC rappel, cette fois, du « Paris, je t’aime » en pagaille dont les chansons de son nouvel album et tous ses plus grands succès en prime. Cette fois nous étions dans la fosse bien calées devant la scène.

Et, j’avoue, nous avons fini par sauter partout comme des petites chèvres devant un bloc de sel.

J’ai du assommer une ou deux personnes en me déchaînant sur « Inner Smile » (ma préférée).

Bref, un deuxième grand moment de bonheur un peu inespéré.

N’hésitez pas si Sharleen passe pas loin de chez vous, vous ne le regretterez pas. Loin de là.

 

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(je n’ai malheureusement pas pu mettre les vidéos des deux concerts, elles sont trop lourdes pour les insérer, pour les gens qui me suivent sur Facebook, elle sont sur ma page).

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