La France a un incroyable… Blues

La légende urbaine et le snobisme parisiano-parisien voudraient que parfois, on pense « en France on a pas de bons musiciens »

C’est faux.

Même biberonnée au tchac tchac poum du beat anglo-saxon je peux te jurer la main posée sur un vynil de « tirelipimpon sur le chihuaha » de Carlos qu’on a de bons musiciens.

La French Touch qui se vend partout dans le monde c’est pas fait pour les loutres.

(je préfère dire pour les loutres que pour les chiens, parce que les loutres c’est MIGNON)

Sans parler de nos excellents musiciens de studio plébiscités partout dans l’univers.

Bref, nous commençons tout doucement à combler le retard sur nos cousins anglos-saxons en matière de pertinence musicale en partant de loin.

De très très loin.

C’est sûr que nous, on a pas inventé ni le jazz, ni le be-bop, ni le blues, ni le rock.

Et que crier « Bébé je t’aimeuuuuuh, comme la tarte à la crèmeuuuuh, je vais me tuer si tu ne reviens pas » ça rend souvent moins bien sur un rythme binaire que « Baby I love you, like the apple loves the pie, and I’m gonna kill myself if you don’t come back ». (à peu près).

Et que faire un truc qui swingue un peu en partant de Luis Mariano ou de Berthe Silva, crois-moi, c’est pas gagné.

Note on a un peu raté un truc. Les américains ont marié la country et le blues pour créer le rock

Mais chez nous, personne n’a encore pensé à mixer la bourrée auvergnate et le zouk. On pourrait peut-être créer le vrai rock made in France.

A propos de blues et de bons musiciens justement, je voulais te présenter un petit groupe français.

Enfin, groupe, Dirty Deep est un duo plus exactement. Je les ai découverts il y a quelques semaines dans Tracks, émission que je suis religieusement le samedi soir quand je ne vide pas des coupes de champagne dans des réunions d’alcooliques pas anonymes du tout.

Originaire d’Alsace, Dirty Deep alias Victor Sbrovazzo est un multi-instrumentiste qui a débuté  comme one man band en jouant de la guitare, de l’harmonica et de la batterie aux pieds.

Ce qui à mon niveau, où j’ai déjà du mal à relier ma main gauche, ma main droite et ma tête pour plaquer trois accords, parait assez inconcevable.

Ce qui me plait dans sa production musicale c’est qu’il a choisi donc le blues. Et en solo, Dirty Deep a sorti un premier album « Back to the roots » en 2012 avant un EP et un second album « Shotgun Wedding » en mars 2014, que j’ai eu le plaisir d’avoir dans les mains et entre les oreilles depuis quelques jours.

Mais pas le blues « talalalala Ouuuuuh j’ai perdu ma babeee talalalala je suis seul je suis triste talalalala » (qui est très bien, entendons-nous, mais qu’il faut renouveler).

Un blues électrifié qui va regarder du côté des White Stripes sans perdre son côté poisseux et originel.

(mandieu je parle comme un journaliste des inrocks, faut que j’aille me purifier tout de suite).

Aujourd’hui, Dirty Deep est accompagné sur scène par Geoffroy Sourp,  batteur du groupe de Hip-Hop « Art District ». Et d’après ce que j’ai pu en voir, l’alliance des deux fait que leurs concerts sont assez explosifs.

Les mélanges musicaux donnent toujours les résultats les plus intéressants, comme tous les mélanges d’ailleurs.

Des bluesmen made in France, on en a peu. Il faut d’autant plus en prendre soin. C’est pourquoi je tente de les pousser en avant, à mon modeste niveau (sans parler du fait que j’aime beaucoup ce qu’il/ils fait/font).

Et si je n’ai pas beaucoup de talents, j’en ai au moins un : renifler ce qui va marcher.

La preuve : Royal Blood dont je te farcis les oreilles depuis quelques mois et qui sont en passe de tout rafler sur leur passage cette année.

Un autre duo, tiens. Les duos ont décidément le vent en poupe.

Tu peux donc m’accorder une certaine forme de confiance musicale à défaut de confiance tout court.

En attendant, je ne vais pas te laisser sur ta faim, on va se mettre un petite vidéo. Tu peux acheter leur album ou les retrouver sur des plateformes de streaming comme Spotify.

Mais LEGALEMENT hein (GROS YEUX).

Je te mets deux vidéos, l’extrait de Tracks où je les ai découverts, comme ça on sera au même niveau d’information.

 


Dirty Deep – Tracks ARTE par Tracks_ARTE

Et un extrait du dernier album « Bottleneck Blues »

 

NB Sinon, Tirelipimpon sur le chihuaha, c’est culte. Ceux qui savent, savent.

 

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